Meurthe
Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : vendredi, 23. septembre 2005
Comme suite à la guerre de 1870, le traité de Francfort, signé le 10 mai 1871,
fit perdre à la France l'Alsace, amputée toutefois de la région de Belfort qui
restera française, et d'une bonne partie de la Lorraine, environ une bonne
partie de la Moselle et le tiers oriental du département de la Meurthe, ce
dernier disparaissant dans la tourmente.
La partie de la Meurthe, régions de Château-Salins et Sarrebourg, qui fut cédée à
l'Empire allemand forma le sud de la Lorraine annexée. Le reste,
Pont-à-Mousson, Toul, Nancy et Lunéville, fut réunie aux décombres de la Moselle
restées françaises et compose depuis 1871 le nouveau département de la Meurthe
et Moselle qui ne changera pratiquement plus jusqu'à nos jours malgré plusieurs
tentatives infructueuses, la dernière ne remonte il n'y a pas si longtemps, de
retrouver le découpage d'antan
Le chef-lieu de la Meurthe était Nancy et des villes comme Lunéville, Toul, Château-Salins,
ou Sarrebourg en étaient chefs-lieux d'arrondissement.
A noter que Briey et Longwy étaient donc en Moselle
Alsace-Lorraine
Parmi les 1 500 000 d'habitants que comptait l'Alsace-Lorraine,
150 000 choisirent la nationalité française et durent tout abandonner pour
regagner la France. Malgré les efforts des allemands, un mouvement
sécessionniste s'élargit peu à peu car la plupart des habitants restaient
français dans l'âme.
L'Alsace-Lorraine redevînt française à la fin de la Première Guerre mondiale,
suivant le traité de Versailles et les départements conservèrent leur statut
spécifique (libertés scolaires et religieuses suivant le concordat de 1801).
Elle fut à nouveau annexée à l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale et
réintégra le giron français après que l'Allemagne fut battue en 1945.